L’ailleurs, l’art

Revenant des Etats-Unis, on se pose une question : comment l’art peut naître en France ?

Question réthorique, bien sûr. L’art n’est jamais aussi important qu’en France.

Il est tout de même épatant (et dans un certain sens magnifique) de voir, aux Etats-Unis, la promotion d’oeuvres diverses, souvent douteuses, accomplie avec la plus sincère et joyeuse conviction. J’ai rapporté deux livres de mes voyages : The Testament (« What you would get when you mix The Bourne legacy and The Da Vinci code » en est le slogan) qui accumule bel et bien tous les maux de ces deux oeuvres cités. Puis The Interpretation of murder, roman noir dans lequel Sigmund Freud poursuit un tueur…

Avant d’en parler, de dire que le livre possède, malgré son pitch, des qualités, j’aimerais faire remarquer l’effet de la promotion. J’ai acheté ces livres ! Comment résister à la conviction d’une charmante libraire qui insiste sur le fait que le vocabulaire est très accessible (ce qui, nous le savons tous, est souvent louche lorsqu’on parle de littérature.)

Les qualités de The interpretation of murder ne sont pas dues au hasard, elles sont dues à la formule « think-positive » particulière aux Etats-Unis, qui créé un attachement de complaisance. L’auteur veut communiquer. C’est une chose si rare que l’on est forcément touché par tant d’attention.

L’émotion sincère transparaît toujours d’une oeuvre.

Waking you

When you enter into this world of making movies, or writing them, or even watching them with more than casual attention, it’s possible to consider each movie a renewed image of the world. Miserable reality given a new gloss, the facts of our lives stirred and broken so that the best, most complicated moments might be fixed on the screen with a heightened, replenished value. How else can we justify the degree of dumb labor that goes into conjuring these images, as concrete as architectural constructions, and as insubstancial as dreams ? In a good or great movies, the grain of lived experience is enlarged, and given back to the world. We sit in the dark, privileged witnesses, at once enthralled and awake, and we are simultaneously swept away and carried home. 

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